Des envahisseurs occupent la terre d’un peuple amazonien isolé
Environ 500 personnes occupent la terre indigène d’Ituna/Itatá, dans l’État du Pará, au Brésil, soit 142 400 hectares réservés aux Igarapé Ipiaçava, qui vivent en isolement volontaire. L’occupation a commencé le 13 août, au lendemain de la publication par le Pará d’une loi créant une aire protégée qui recouvre entièrement le territoire, et est passée d’environ 200 personnes à près de 500 le 24 août, avec campements, bétail et parcelles délimitées. Un tribunal fédéral a déclaré la loi inconstitutionnelle le 26 août et ordonné à l’État fédéral et à la Funai, l’agence des affaires indigènes, d’envoyer la Force nationale de sécurité publique sous 48 heures. Mongabay indique que le délai a expiré sans déploiement.
Les talibans saisissent un séminaire chiite de Kaboul
Les forces talibanes sont entrées le 5 septembre dans le complexe Khatam al-Nabieen, à Kaboul, l’un des plus grands séminaires chiites de la ville, et ont ordonné aux enseignants et aux étudiants de partir. Vingt-huit personnes ont été arrêtées ; quatre ont été relâchées et 24 restent détenues. Le lendemain, les talibans ont interpellé trois religieux chiites, Sufi Gardizi, Sayed Hassan Sharifi Balkhabi et Mohammad Hossein Sangardoost, avant une réunion convoquée pour réclamer la libération des détenus. Le 7 septembre, les étudiants ont eu jusqu’à 10 heures pour partir et ont été évacués dans l’après-midi. Le ministère de la Justice affirme que le complexe est bâti sur un terrain de l’État ; le séminaire dit détenir des titres de propriété et souligne que l’affaire n’est pas tranchée devant un tribunal taliban. Le 8 septembre, les forces talibanes ont encerclé le siège du Haut Conseil chiite, dans le quartier kaboulien de Karte Char.
La Malaisie fixe une date pour renvoyer des Rohingyas
La Malaisie renverra 1 476 ressortissants birmans le 29 septembre, a annoncé son ministère de l’Intérieur le 27 août. C’est la première étape d’un rapatriement annoncé en juillet par le premier ministre Anwar Ibrahim, après que le gouvernement militaire birman a accepté de reprendre 5 000 Rohingyas. Les personnes concernées ont été identifiées par le gouvernement birman dans une note diplomatique, et deux navires de guerre et un navire-hôpital birmans les transporteront. La Malaisie n’est pas partie à la convention de 1951 sur les réfugiés et n’accorde pas le statut de réfugié ; elle accueille plus de 126 000 Rohingyas enregistrés. En juillet, la Myanmar Ethnic Rohingya Human Rights Organisation a demandé au gouvernement de suspendre le plan, avertissant que les personnes renvoyées pouvaient être enrôlées par l’armée qui les a chassées et servir de boucliers humains.
Un responsable ahmadi tué par balles au Pendjab
Mirza Safdar Mahmood, 65 ans, responsable de la communauté musulmane ahmadie à Mandi Bahauddin, au Pendjab, a été atteint par les tirs de deux hommes non identifiés près de l’Eidgah central de la ville, vers 18 h 30 le 2 septembre, alors qu’il rentrait de l’atelier automobile qu’il tenait. Il est mort sur place, laissant une épouse et deux fils. Le chef de la police du district a parlé d’un assassinat ciblé et indiqué que Mahmood n’avait pas d’ennemis connus ; aucune arrestation n’a été signalée. Deux ahmadis avaient été tués dans le même district en juin 2024, et trois ont été blessés lors d’une attaque à Rabwah en juin de cette année. La Constitution pakistanaise déclare les ahmadis non musulmans et les articles 298-B et 298-C du code pénal font de leur pratique religieuse un délit.
Les déplacés de Papouasie occidentale dépassent 127 000
Human Rights Monitor a recensé 127 031 personnes déplacées par le conflit armé en Papouasie occidentale au 31 août, dans une mise à jour publiée le 7 septembre. Les chiffres indonésiens sont proches : le vice-ministre Mugiyanto Sipin a avancé environ 122 000 en juillet, et la commission nationale des droits humains, Komnas HAM, 124 931 en août. Les opérations de sécurité menées dans la zone korowai de Yahukimo à partir du 22 juillet ont poussé près de 600 personnes vers la forêt, environ 3 000 ont fui Intan Jaya depuis juin, et 4 584 habitants d’Oksob, dans les Pegunungan Bintang, sont déplacés depuis décembre 2024. La plupart sont des Papous autochtones installés dans des abris forestiers, avec peu d’accès à l’aide, à la nourriture, aux soins et à l’école.
Quatre affaires sectaires en une semaine égyptienne
Le chercheur égyptien Ishak Ibrahim a exposé quatre incidents dans Al-Manassa au début de septembre. Un commerçant a imprimé et vendu des tee-shirts portant des slogans de l’État islamique, dont des textes justifiant la jizya imposée aux non-musulmans. La présentatrice de télévision Dina al-Masry a tenu à l’antenne des propos méprisants sur les coptes ; la chaîne Al-Mehwar a mis fin à son contrat et le syndicat des médias s’est saisi de son adhésion. Jomana Kamal, étudiante à l’université de Badr, s’est vu refuser l’accès à sa cérémonie de remise de diplôme en raison de sa tenue et de sa croix, l’université n’ayant réagi qu’après son dépôt de plainte. Le militant copte Bassem al-Ganoubi a disparu ; son arrestation a été annoncée six jours plus tard, sur plainte de l’évêque Agathon de Maghagha.
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Libera Mondo est une organisation de défense des droits humains basée à Prague, qui rend compte du sort de ceux que le monde oublie. libera-mondo.org
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